Les meilleurs chocolatiers de Bordeaux

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Nous mangeons en moyenne sept kilos de chocolat par an !
Alors pour trouver de quoi se sustenter Bordeaux compte plusieurs chocolatiers de haut vol, chacun à sa spécialité. Voici où acheter vos chocolats à Bordeaux.

 

Cadiot-Badie : L’institution de toute une ville

Entrer dans la mythique boutique Cadiot-Badie au cœur du triangle d’or, c’est faire un voyage dans le temps.
Sous les dorures et moulures du XIXe siècle sont exposés les chocolats qui ont fait le succès de l’enseigne depuis Charles X. C’est en 1825 que deux frères albigeois, Jean Emile et Numa Vène, créent ce qui n’est encore qu’une petite boutique où les chocolats disputent la place aux sirops, confitures et autres dragées.

En 1903, l’entreprise passe entre les mains d’Antoinette Badie, une Marmandaise. Elle restera trente trois ans à la tête de la boutique et sera récompensée par une médaille d’argent lors de l’Exposition Internationale Maritime de Bordeaux.

chocolat

Le diamant noir de Cadiot-Badie

En 1939, c’est Roger Cadiot, pâtissier rue Saint Catherine qui rachète le fond de commerce. Le nom Cadiot-Badie est né.
A la mort de Roger Cadiot en 1949, c’est son épouse – que le nouveau maire de la ville Jacques Chaban Delmas a coutume d’appeler « Ma championne » – qui reprend les affaires. L’entreprise passera ensuite entre les mains de Guy Delpech en 1963, puis Roger Meynard en 1986, enfin Serge Michaud en 2007.

Aujourd’hui, la marque compte trois boutiques à Bordeaux, Pessac et Gradignan.

La spécialité est le « Diamant noir » : une ganache de couleur bleue confectionnée à partir de grain de raisin et de fine de Bordeaux, enrobée de chocolat noir. Une spécialité qui a fait le tour du monde depuis sa création en 1988. A noter aussi, la « Créole », inspirée de la Guinette Bordelaise, c’est une cerise charnue macérée dans du rhum, enrobée d’un chocolat au lait épicé.

26 allée de Tourny
https://cadiot-badie.com

 

 

 

Hasnaâ : Pour ceux qui aiment aussi le vin

C’est l’histoire d’un jeune couple qui décide de se reconvertir en Chocolatier-Confiseur.

Depuis 2012, Hasnaâ et son mari se dédient au chocolat. En 2014, Hasnaâ crée sa première boutique et son atelier rue Fondaudège. En 2015, elle participe en tant que « jeune espoir » au Salon du Chocolat de Paris. Puis les récompenses s’enchaînent : en 2016 elle est désignée chocolatière de l’année et remporte une Tablette d’Or (équivalent des étoiles Michelin). En 2017, c’est le prix de l’excellence artisanale qui tombe dans son escarcelle. D’autres suivront.

Hasnaâ – chocolats grands crus

En 2018, en participant au Salon du chocolat de Tokyo l’idée lui vient de proposer un accort vin et chocolat. Elle crée les « instants à Bordeaux », une recette brevetée de ganache aromatisée au vin. Une première mondiale. En association avec la cité du vin, des œnologues ainsi que plusieurs châteaux, elle propose deux gammes : rive droite (Saint Emilion) et rive gauche (Médoc). Elle travaille entre autres avec les célèbres châteaux Dauzac et Mouton Cadet.
Hasnaâ a également une boutique à Arcachon.

 

 

4 rue de la vieille tour
https://hasnaa-chocolats.fr

 

 

Saunion : Le plus vieux chocolat de Bordeaux

Depuis 1893, quatre générations se sont transmis ce qui est désormais un patrimoine bordelais. Depuis 1994, c’est Thierry Lalet surnommé « le petit Saunion » qui a repris les rênes. En 2012 il a même fermé sa pâtisserie place Tourny pour se consacrer entièrement à la chocolaterie du cours Clémenceau.

Saunion et son Gallien

Parmi la gamme de chocolat, la fameuse Guinette bordelaise : une cerise macérée dans du kirsh enrobée de chocolat noir. Suivra le Clémenceau, chocolat phare de la Maison, une cerise confite au rhum avec un enrobage au lait. Ce bonbon a été crée dans les années 1960 par Guy Lalet, le père de Thierry. C’est la société bordelaise Bardinet qui produit le rhum. A noter, la cerise n’a pas de noyau !

Mais le plus ancien chocolat de chez Saunion est le Gallien : un bonbon à la nougatine aux amendes qui renferme un cœur praliné fondant aux amandes-noisettes.
L’été il est possible de déguster des glaces au chocolat.

56 cours Georges Clemenceau
https://www.saunion.fr

 

 

 

Darricau : Tonka, créole et béret basque

C’est l’autre institution qui a ravi des générations de Bordelais. Tout commence en 1913 lorsque Joseph Darricau, pâtissier à la cour de Russie (!), s’installe place Gambetta. Il y crée ce qui deviendra une marque phare de Bordeaux. En 1931, c’est Maria Garrigue, une pâtissière Paloise, qui reprend l’affaire. Elle garde le nom déjà mythique de « Darricau » et depuis l’entreprise se transmet de génération en génération.

Même si depuis 1994 la boutique ne fait plus salon de thé au grand dam des Bordelais, on peut toujours trouver le fameux « béret basque », un gâteau fait de génoise et mousse meringuée au cacao équatorien et vermicelle noir dont les papilles bordelaises se souviennent.

visite bordeaux

Darricau et sa boutique rue de la vieille tour

Aujourd’hui, on vient chez Darricau pour la fève « Tonka », une ganache parfumée au goût amende amer et vanille.

Egalement le « grain de sable », un praliné à la fleur de sel et noisette à la texture croquante. Valérie qui tient la boutique depuis seize ans nous a confié que les gingembres confis avaient aussi leur petit succès.

Darricau dispose d’une autre boutique rue du Manège, là où se trouve son laboratoire, et y propose des chocolats à la vente mais le matin uniquement.

7 bis Rue de la Vieille Tour
https://www.darricau.com

 

 

 

Chocolaterie Lalère : Un bar à chocolat

Nouveau, innovant et original. Voilà qui pourrait qualifier le concept de la Chocolaterie Lalère.
Issu des Pyrénées Atlantique, Xavier Lalère, après avoir fait ses armes chez de grands noms de la chocolaterie dont Cadiot-Badie, a lancé sa boutique en 2018. Ici c’est le Rocher que les clients viennent chercher : une coque aux éclats d’amende, un cœur praliné composé d’une noisette entière.

Fort de son succès en 2021 il lance une deuxième boutique, plus centrale, au 19 rue Bouffard dans une ancienne argenterie. Son atout maître ce sont les chocolats chauds. Trois sont proposés : Le Classique (noir et épais), le Praliné (gourmand et riche) et le Végétal au lait d’amende. On peut même se laisser tenter par l’assortiment des trois en mini version. La boutique rue Bouffard avec sa dizaine de places permet une vraie pause détente au centre ville pour réchauffer ses mains autour d’un chocolat chaud…avec chantilly évidemment.

Des chocolats chauds unique à Bordeaux

145 rue Fondaudège
https://chocolaterie-lalere.fr/

 

Yves Thuriés : chocolatier-récoltant

Depuis 2019, Olivier Garcia a repris la boutique « Yves Thuriés » qui existe depuis 2012 rue des Trois-Conils. Récompensé du titre de Meilleur ouvrier de France, Yves Thuriés est présent dans tout l’Hexagone avec la particularité d’être chocolatier-récoltant. Les plantations de cacao situées en Equateur sont les siennes. L’ensemble des étapes de production sont maîtrisées pour une traçabilité totale. La récolte de chocolat se double d’une approche éthique : les employés équatoriens sont rémunérés au salaire en vigueur, ils ont une mutuelle, les parents ont l’obligation de scolariser leur enfants.

Olivier Garcia dans sa boutique

 

Dans la boutique vous pourrez déguster les raisins aux sauternes, très addictif ! Egalement les Bouchons de Bordeaux. Ce sont des chocolats pralinés noisettes enrobés de chocolat noir. Les noisettes viennent d’un domaine prés de Duras dans le Lot et Garonne. A ne pas confondre avec l’antique Bouchon de Bordeaux à la pâte d’amende. Mais par chance la boutique propose aussi cette confiserie là.

Petite astuce : venez de la part d’Hubert et vous aurez droit à une petite dégustation gratuite.

 

 

 

38 rue des Trois-Conils
https://yvesthuries.com/chocolatier/bordeaux-B14/

 

 

Hubert – Votre guide sur Bordeaux et sa région
Les Visites d’Hubert